Après 4 mois d'arrêt à cause d'un accident vraiment stupide (euphémisme ?), me voilà de nouveau apte à partir au secours de victimes. J'aurai le droit de remonter dans un fourgon en août.
Cette période d'arrêt forcée m'a permis de faire le point sur mon engagement, mes déceptions, et ma motivation.
Sur l'engagement, je ne regrette vraiment rien. Bien sûr être sapeur-pompier c'est donner du temps, et encore du temps, mobiliser sa personne, son énergie, organiser sa vie pour servir.
Les déceptions il y en a oui. Sand doute avais-je trop tendance à formater dans mon esprit mes co-équipiers sur mon modèle. Mais de mieux les connaître permet de mieux passer sur des petites contrariétés finalement peu importantes. De belles rencontres, de belles surprises, voilà tout ce qui compte.
Quant à la motivation ... et bien après une grosse période de doutes, mélée de fatigue (l'enchaînement des formations, des jours de travail, sans aucun repos notamment), me voici regonflée à bloc. Je sais vers quoi je veux aller, et j'y mettrai les moyens et le temps (savoir prendre le temps aussi ...) qu'il faut pour y parvenir.
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jeudi 12 juin 2008
samedi 1 décembre 2007
pas de grass'mat' pour les braves
Vendredi 30 novembre.
Après trois longs mois de formations et activités diverses, je me prépare enfin à une grasse matinée bien méritée le lendemain. Je veille à déprogrammer tous les réveils de la maison, je débranche le téléphone fixe, j'éteind mon portable ... et dodo.
Quand tout un coup un bruit suspect me sort d'un sommeil réparateur mais trop court. Je regarde incréduble mon portable dont j'ai il y a quelques jours sélectionné une sonnerie spéciale pour un être spécial. Mais non. Quelque chose clignote et vibre.
Le bip. Ce bip muet depuis trois mois. Mon bip qui me sort du lit en moins de trois secondes. Retrouver les chaussettes, le polo, le pull. Ne pas oublier la montre. Récupérer les barrettes. Je me précipite en bas. Je finis de serrer la ceinture en enfilant les bottes. Attraper la veste et la parka. Les clefs.
Il pleut, je pense à un accident de la route. Je n'ai pas très envie d'assister à cela. Contact, je démarre. Je me trouve plus calme que les premières fois. J'ai envie de secourir.
Arrivée première au centre. Je ferme les bottes, me précipite vers la porte en enfilant la veste. J'ouvre la porte de la remise. Le VSAB me fait un clin d'œil dans la pénombre. Le conducteur arrive, suivi du 4ème. Tout est prêt, le chef se présente et nous partons.
Le monsieur souffre depuis quelques heures. Il a déjà été pris en charge la semaine dernière. N'a pas acheté les médicaments prescrits. Sa femme auprès de lui semble très contrariée. Elle n'a pas dormi non plus à le veiller. Nous sommes fâchés aussi. Tant de moyens pour une négligence. Mais nous ne sommes pas là pour juger. Juste faire "le job". Le médecin de l'hôpital fera la leçon.
Première sortie depuis trois mois. Contente d'avoir renoué avec le bip, d'avoir retrouvé l'esprit d'équipe. Le trajet du retour se fait dans une bonne humeur certaine.
L'aube poindra dans une heure. Nous nous sommes levés tôt et il parait que le monde nous appartient.
Après trois longs mois de formations et activités diverses, je me prépare enfin à une grasse matinée bien méritée le lendemain. Je veille à déprogrammer tous les réveils de la maison, je débranche le téléphone fixe, j'éteind mon portable ... et dodo.
Quand tout un coup un bruit suspect me sort d'un sommeil réparateur mais trop court. Je regarde incréduble mon portable dont j'ai il y a quelques jours sélectionné une sonnerie spéciale pour un être spécial. Mais non. Quelque chose clignote et vibre.
Le bip. Ce bip muet depuis trois mois. Mon bip qui me sort du lit en moins de trois secondes. Retrouver les chaussettes, le polo, le pull. Ne pas oublier la montre. Récupérer les barrettes. Je me précipite en bas. Je finis de serrer la ceinture en enfilant les bottes. Attraper la veste et la parka. Les clefs.
Il pleut, je pense à un accident de la route. Je n'ai pas très envie d'assister à cela. Contact, je démarre. Je me trouve plus calme que les premières fois. J'ai envie de secourir.
Arrivée première au centre. Je ferme les bottes, me précipite vers la porte en enfilant la veste. J'ouvre la porte de la remise. Le VSAB me fait un clin d'œil dans la pénombre. Le conducteur arrive, suivi du 4ème. Tout est prêt, le chef se présente et nous partons.
Le monsieur souffre depuis quelques heures. Il a déjà été pris en charge la semaine dernière. N'a pas acheté les médicaments prescrits. Sa femme auprès de lui semble très contrariée. Elle n'a pas dormi non plus à le veiller. Nous sommes fâchés aussi. Tant de moyens pour une négligence. Mais nous ne sommes pas là pour juger. Juste faire "le job". Le médecin de l'hôpital fera la leçon.
Première sortie depuis trois mois. Contente d'avoir renoué avec le bip, d'avoir retrouvé l'esprit d'équipe. Le trajet du retour se fait dans une bonne humeur certaine.
L'aube poindra dans une heure. Nous nous sommes levés tôt et il parait que le monde nous appartient.
vendredi 14 septembre 2007
la formation initiale
Je suis en train de la faire, donc je vous remercie d'avance de votre patience, je n'ai vraiment pas une minute à moi pour rédiger un peu.
(à venir)
(à venir)
mercredi 27 juin 2007
arrêté provisoire
Voilà c'est fait.
Je viens de recevoir mon arrêté. Je suis sapeur 2ème classe stagiaire depuis le 15 juin 2007.
Je suis allée chercher mon paquetage avec le chef de centre et l'un de mes nouveaux co-équipier à Melun. La séance d'essai dure près d'une heure. Nous sommes habillés des pieds à la tête en passant par les chaussettes, une tenue de sport complète, la tenue F1 et la tenue de feu bien sûr. Je suis étonnée d'avoir déjà mon casque F1. Le tenir dans mes mains fait briller mes yeux. Je n'aurais jamais pensé être si fière de faire partie du corps départemental des sapeurs-pompiers de Seine et Marne.
Pourtant le plus difficile reste à faire. La Formation Initiale incendie est programmée pour la rentrée de septembre. Quasiment deux mois sans un seul jour de repos. Mais je serai complètement opérationnelle le 2 novembre après le stage de Secours Routier et cela seul doit compter.
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